Depuis octobre 2019 et avec le soutien de la Maison Guilmin, je développe une sculpture faite de moules en plâtre sur mon propre corps qu’après j’ai cousu, une façon de réparer symboliquement mon corps. Ensuite, j’ai couvert l’ensemble avec de la mousse de différents types en la collant avec de la colle organique.

Ainsi, j'ai pu réaliser différentes composition photographiques ou j'exprime, principalement, mon désir de reconnecter avec la Mère Terre. Revenir vers elle et être conscient, qu'après, ce sera mon corps qui va nourrir la terre pour devenir un avec.

 

Cette sculpture est un corps cosmique, un corps païen à l’ère ou la surconsommation est notre façon de détruire la Terre. M’offrir à elle, me donner à elle dans un acte psycho-magique, un acte rituel, un processus acétique pour atteindre la communion avec la Nature. Le païen prend son sens à partir de la marginalisation historique de savoirs et pratiques, ainsi la marginalisation à l’ère actuelle est de ne pas appartenir à ce système de surconsommation, avoir l’audace de savoir (Immanuel Kant), faire et vivre avec la Nature dans un processus symbiotique de respect et de don et contre don. 

Au Mexique, mon pays d'origine, les activistes pour la défense de la nature (dont la plupart sont d’origine indigène) sont souvent harcelés, persécutés et assassinés. De cette façon la défense de la Nature est une raison suffisante pour se faire tuer. Le corps païen au Mexique est donc un corps en danger de mort, et de persécution politique face aux grandes corporations capitalistes qui cherchent à exploiter au maximum les ressources que la Terre Mère nous offre.